Le gynophore est un élongement du réceptacle floral situé entre l'androcée et le gynécée, qui soulève ce dernier au-dessus des étamines. Le terme vient du grec gynē (femme, femelle) et phorein (porter). Il ne faut pas le confondre avec l'androgynophore, qui porte à la fois les étamines et le gynécée.
Exemples botaniques
Le gynophore est particulièrement net chez les Capparaceae (famille des câpriers) : Capparis spinosa présente un gynophore évident qui élève l'ovaire bien au-dessus du plan des étamines. Chez les Passifloraceae (Passiflora), l'androgynophore s'allonge en colonne centrale caractéristique. Dans ces familles, le gynophore permet de mieux étudier la position relative des pièces florales.
Signification évolutive
Le gynophore est interprété comme une adaptation favorisant la pollinisation croisée : en élevant le stigmate, la fleur réduit l'autofécondation et augmente l'exposition au pollen apporté par les insectes. Son degré d'élongation varie considérablement selon les espèces, de quelques millimètres à plusieurs centimètres chez certaines Passifloraceae tropicales.




