L'autopolyploïdie est un type de polyploïdie où le génome se multiplie à l'intérieur d'une même espèce, sans hybridation interspécifique. Elle produit des organismes possédant 3, 4 ou plus de lots de chromosomes identiques entre eux. Le terme vient du grec autos (soi-même) et polys (plusieurs).
Origine
L'autopolyploïdie résulte d'une division cellulaire anormale : méiose avortée produisant des gamètes non réduits (2n), ou mitose en endomitose sans cytokinèse. Deux gamètes non réduits (2n+2n) donnent un tétraploïde (4n). Ce phénomène est naturel et fréquent dans l'histoire évolutive des plantes : on estime que près de 70 % des espèces de plantes à fleurs ont une histoire polyploïde dans leur passé.
Exemples et conséquences agronomiques
La pomme de terre (Solanum tuberosum) est un tétraploïde : 4n=48. La luzerne cultivée (Medicago sativa) est autotétraploïde. Les autopolyploïdes peuvent être moins fertiles que leurs parents diploïdes (appariement chromosomique complexe à la méiose, générant des gamètes aneuploides), mais ils sont souvent plus vigoureux (effet de dosage).

