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Hortus botanique

Calathin : comment s'y retrouver

Illustration botanique stylisée du terme « Calathin » du glossaire

Le terme calathin renvoie à la calathide, l'inflorescence caractéristique des Asteraceae (anciennement Composées), qu'on appelle aussi capitule. Ce que l'on prend pour une seule fleur chez la marguerite, le tournesol ou le pissenlit est en réalité un ensemble de nombreuses petites fleurs serrées sur un plateau commun, entouré de bractées.

D'où vient le mot calathide

Le mot vient du grec kalathos, la corbeille : l'involucre de bractées qui enveloppe le capitule évoque un petit panier garni de fleurs. Dans les flores, « calathide » et « capitule » désignent la même structure ; le second terme est aujourd'hui le plus employé.

Structure de la calathide

La calathide est l'inflorescence complète : l'ensemble formé par le réceptacle élargi en plateau, les bractées de l'involucre et toutes les fleurs (fleurs ligulées périphériques et/ou fleurs tubulées centrales).

  • Le réceptacle : extrémité élargie de la tige, plate, bombée ou creuse, sur laquelle sont insérées les fleurs.
  • L'involucre : une ou plusieurs rangées de bractées vertes qui protègent le bouton puis soutiennent le capitule ouvert.
  • Les fleurs ligulées : corolle déjetée d'un côté en languette, souvent en couronne à la périphérie.
  • Les fleurs tubulées : petites corolles en tube, regroupées au centre en disque.

Une calathide typique de tournesol (Helianthus annuus) comprend une couronne de fleurs ligulées stériles (les « pétales » jaunes du tournesol) et un disque central de fleurs tubulées fertiles (hermaphrodites). Chez Taraxacum (pissenlit), toutes les fleurs sont ligulées. Chez Senecio, il peut y avoir des capitules radiants (ligulées + tubulées) et des capitules disciformes (tubulées seules).

Les trois grands types de capitules

TypeFleurs présentesExemples
RadiéLigulées en couronne et tubulées au centreTournesol, marguerite
LigulifloreUniquement des fleurs liguléesPissenlit, chicorée
Discoïde (tubuliflore)Uniquement des fleurs tubuléesChardon, bleuet des champs, tanaisie

Cette distinction sert directement à l'identification : devant une Astéracée inconnue, regarder si le capitule porte des languettes, seulement des tubes, ou les deux, réduit fortement le nombre de genres possibles.

Calathide comme unité fonctionnelle

L'apparence d'une « fleur » de marguerite est en réalité une calathide entière : plusieurs dizaines de fleurs ligulées blanches entourant des centaines de fleurs tubulées jaunes. Cette « pseudanthie » (fausse fleur) est une adaptation pollinisatrice efficace : la calathide attire les insectes par sa grande surface visible tout en hébergeant de nombreuses fleurs fertiles.

Les fleurs du disque s'ouvrent progressivement, de la périphérie vers le centre : sur un même capitule, on voit souvent un anneau de fleurs épanouies qui avance de jour en jour. Un insecte posé sur le plateau visite ainsi plusieurs fleurs à la fois, ce qui rend chaque visite plus efficace pour la plante.

Après la floraison : les akènes

Chaque fleur fertile donne un fruit sec à une seule graine, l'akène. Chez le pissenlit, il est surmonté d'une aigrette de soies (le pappus) qui le fait voyager au vent ; chez le tournesol, ce sont les « graines » que l'on récolte, rangées en spirales sur le plateau. Observer le capitule fané permet donc de retrouver le nombre et la disposition des fleurs fertiles.

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