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Hortus botanique

Delphinium elatum 'Blaustrahl' : description, culture et entretien

Planche botanique stylisée de Delphinium elatum ‘Blaustrahl’, famille des Renonculacées

Delphinium elatum 'Blaustrahl' est un pied-d'alouette vivace de grande taille, cultivé pour ses épis serrés d'un bleu acier lumineux : une plante de fond de massif qui réclame un sol riche et frais, un tuteur contre le vent et une taille après la floraison pour refleurir.

Delphinium elatum 'Blaustrahl' (Renonculacées) est un cultivar de pied-d'alouette à grande tige, sélectionné pour ses hauts épis floraux (90 à 150 cm) d'un bleu acier à bleu-violet intense. L'épithète 'Blaustrahl' (rayon bleu en allemand) décrit la luminosité de la couleur.

Description

Vivace robuste aux feuilles palmatifides profondément divisées. Les épis floraux denses portent des fleurs à éperon, groupées serrées, de juin à août. Une seconde floraison est possible en coupant les tiges après la première.

Chaque fleur est formée de sépales colorés, le plus grand prolongé vers l'arrière par l'éperon qui a donné au genre son nom populaire. Au centre, un petit groupe de pétales plus foncés forme ce que les jardiniers appellent l'abeille, un œil contrasté qui varie selon les cultivars. Les fleurs s'ouvrent du bas vers le haut de l'épi, ce qui étale la floraison sur plusieurs semaines.

Le groupe Elatum et ses cultivars

Le nom de groupe rassemble des pieds-d'alouette vivaces hybrides, issus en grande partie de Delphinium elatum, aux tiges hautes et aux épis compacts. Plusieurs cultivars de langue allemande portent, comme 'Blaustrahl', des noms qui évoquent le ciel ou la montagne. La fiche de Delphinium 'Berghimmel' présente l'un d'eux. Ces cultivars se multiplient par division ou par bouturage de jeunes pousses au printemps, car un semis ne reproduit pas fidèlement la couleur.

Culture

Sol riche, frais, bien drainé. Plein soleil en région océanique, mi-ombre en climat chaud et sec. Les tiges doivent être tuteurées contre le vent. Rustique jusqu'à -20°C. Toutes les parties sont toxiques par ingestion.

Tuteurer avant qu'il ne soit trop tard

Le tuteurage se prépare au printemps, quand les tiges atteignent le tiers de leur hauteur finale. Des cannes plantées autour de la touffe, reliées par une ficelle à plusieurs niveaux, tiennent mieux qu'un piquet unique. Attendre l'apparition des épis expose à la casse au premier orage : une tige couchée ne se redresse pas.

Obtenir une seconde floraison

Dès que les fleurs fanent, on coupe les tiges défleuries au-dessus du feuillage de la base. La plante repart, et un apport d'engrais organique suivi d'un arrosage soutient cette repousse. La seconde floraison, en fin d'été, est en général moins haute que la première mais prolonge la présence du bleu dans le massif.

Les ennemis du pied-d'alouette

Les limaces et les escargots sont les premiers à guetter les jeunes pousses au printemps : une protection au sortir de l'hiver évite de perdre la touffe avant même qu'elle ne monte. L'oïdium, ce feutrage blanc sur les feuilles, apparaît en fin de saison quand la plante manque d'eau ou d'air ; un emplacement bien aéré et un paillage qui garde le sol frais le limitent. Une touffe vieillissante fleurit moins : la diviser au printemps tous les quelques ans la rajeunit.

Composer un massif autour de 'Blaustrahl'

Sa hauteur le place au fond d'une plate-bande, derrière des vivaces plus basses qui cachent ses pieds souvent dégarnis en été. Le bleu acier s'accorde avec les blancs, les jaunes pâles et les roses tendres. Les iris du Japon, comme l'Iris ensata 'Blauer Berg', jouent sur une gamme de bleus voisine dans les sols qui restent frais. Pour parcourir d'autres fiches, l'index des plantes du genre D regroupe les genres de cette lettre.

Une plante belle mais toxique

Comme beaucoup de Renonculacées, le pied-d'alouette contient des alcaloïdes dans toutes ses parties, graines comprises. Le risque concerne surtout les jeunes enfants et les animaux qui mâchonnent les plantes. On porte des gants pour couper les tiges, on ne laisse pas traîner les déchets de taille et on évite de le planter là où un animal pourrait le brouter. En cas d'ingestion, le centre antipoison de la région est l'interlocuteur à joindre.

Ces précautions n'empêchent pas d'en profiter en bouquet : coupés au moment où les fleurs du bas s'ouvrent, les épis tiennent bien en vase et gardent leur couleur.

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