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Hortus botanique

Cotonéaster pleureur 'Royal Beauty' : description, usages et entretien

Planche botanique stylisée de Cotoneaster ‘Royal Beauty’, famille des Rosaceae

Le cotoneaster 'Royal Beauty' est un arbuste de la famille des rosacées dont les longues branches retombent en cascade. Son principal atout se voit en hiver : des fruits rouge vif qui restent longtemps sur les rameaux et nourrissent les oiseaux quand la nourriture se fait rare.

Cotoneaster 'Royal Beauty' est un cultivar de cotonéaster (Rosaceae) à port très pleureur, sélectionné pour ses longues branches retombantes qui s'arment de fruits rouge vif persistant de l'automne jusqu'en plein hiver.

Description

Les branches, fines et arquées, portent des feuilles ovales vert foncé luisant, semi-persistantes. Les petites fleurs blanc rosé en juin-juillet, discrètes, laissent place à de nombreux fruits carmin-rouge de 6 mm de diamètre.

Ces fruits sont, au sens botanique, de petites pommes, comme ceux de l'aubépine ou du sorbier, autres rosacées. Ils ne se consomment pas : les cotonéasters contiennent des composés cyanogènes, peu dangereux en petite quantité mais qui justifient de les tenir hors de portée des jeunes enfants. Les fleurs, elles, attirent abeilles et bourdons au début de l'été.

Usages

Particulièrement efficace en arbre sur tige : greffé sur tige haute, les branches retombantes forment un parapluie décoratif. Il fonctionne aussi en palissage, en bac ou en potée. Les fruits sont très appréciés des merles et grives en hiver.

Où le planter et comment l'entretenir

Le cotonéaster est peu exigeant : tout sol ordinaire lui convient, pourvu qu'il ne reste pas gorgé d'eau, au soleil ou à mi-ombre. La fructification est plus généreuse en pleine lumière. Planté sur tige, il gagne à être tuteuré les premières années, le temps que la tige se renforce et supporte le poids de la tête.

La taille se limite à l'essentiel. On retire en fin d'hiver les branches mortes ou celles qui touchent le sol, et on peut raccourcir les rameaux trop longs pour garder la forme en parapluie. Une taille trop forte au printemps supprime les futures fleurs et donc les fruits de l'automne suivant.

Le feu bactérien, principal point de vigilance

Comme les poiriers et les aubépines, les cotonéasters peuvent être touchés par le feu bactérien, une maladie due à la bactérie Erwinia amylovora. Les rameaux atteints noircissent comme s'ils avaient brûlé et leur extrémité se recourbe en crosse. Les parties malades se coupent nettement en dessous de la zone noircie, avec un outil désinfecté entre chaque coupe, et ne se compostent pas.

Certaines espèces de cotonéaster se ressèment facilement grâce aux oiseaux et s'échappent des jardins dans plusieurs régions d'Europe. Il est donc préférable de ne pas les planter à proximité immédiate de milieux naturels fragiles.

D'autres arbustes à port retombant ou à fruits décoratifs

Pour un autre sujet pleureur, l'if de Dovaston offre des branches étagées et retombantes, persistantes toute l'année. Pour la couleur d'automne, le fusain de Siebold aux fruits écarlates joue un rôle comparable au jardin. Les autres fiches de la lettre C figurent dans la page des plantes du genre C.

Cultiver un cotonéaster sur tige

La forme sur tige donne au cotonéaster une silhouette de petit arbre, idéale pour un jardin de ville, une cour ou un grand pot sur une terrasse. Le point de greffe, situé en haut de la tige, est la zone fragile : on supprime régulièrement les rejets qui apparaissent le long de la tige ou au pied, car ils appartiennent au porte-greffe et finiraient par épuiser la tête. En bac, le substrat doit être drainant et le contenant assez lourd pour ne pas basculer sous le vent, la tête formant une prise importante.

En pot, l'arrosage devient indispensable en été, la réserve de terre étant limitée. Un apport de compost au printemps entretient la vigueur sans forcer la croissance. Au sol, la plante devient presque autonome après deux ou trois saisons d'installation.

Un arbuste au service des oiseaux

Les fruits mûrissent à l'automne et restent souvent accrochés une bonne partie de l'hiver, à une période où les ressources se font rares. Merles, grives et rouges-gorges les consomment et dispersent les graines. Pour profiter du spectacle, on plante le cotonéaster à portée de vue d'une fenêtre, en l'associant à d'autres arbustes à baies qui prolongent la saison de nourrissage.

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