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Hortus botanique

Zoochorie : quand les animaux dispersent les graines

Illustration botanique stylisée du terme « Zoochorie » du glossaire

La zoochorie désigne la dispersion des diaspores (graines, fruits, spores) par les animaux. C'est l'un des grands modes de dispersion des plantes, aux côtés de l'anémochorie (par le vent), de l'hydrochorie (par l'eau) et de l'autochorie (par la plante elle-même). Le terme vient du grec zōon (animal) et chorein (se disperser, se répandre).

Modalités de la zoochorie

On distingue plusieurs formes :

  • l'endozoochorie : les graines sont ingérées avec le fruit puis rejetées avec les fèces après leur passage dans le tube digestif ; les oiseaux frugivores et de nombreux mammifères en sont les principaux acteurs ;
  • l'épizoochorie : les diaspores munies d'épines, de crochets ou d'une surface collante s'accrochent au pelage ou au plumage, comme les fruits du gaillet gratteron (Galium aparine), de la bardane (Arctium) ou des bidents (Bidens) ;
  • la synzoochorie : des animaux transportent activement les graines et les stockent, comme les écureuils ou le geai des chênes qui enterrent glands et noisettes ;
  • la myrmécochorie : les fourmis emportent des graines pourvues d'un appendice nutritif (élaïosome), par exemple chez la violette ou la chélidoine.

Importance écologique

La zoochorie élargit considérablement la portée de la dispersion par rapport aux modes passifs. L'écureuil roux (Sciurus vulgaris) ne retrouve pas toutes ses réserves enfouies : les graines oubliées germent et contribuent à installer chênes et noisetiers loin de l'arbre d'origine. Les oiseaux frugivores migrateurs peuvent transporter des graines sur plusieurs milliers de kilomètres, jouant un rôle déterminant dans la colonisation des îles et des zones post-glaciaires.

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