Un allotétraploïde est un organisme qui possède quatre lots chromosomiques (4n), dont deux proviennent d'une espèce parente et deux d'une autre. L'allotétraploïdie résulte d'une hybridation interspécifique suivie d'un doublement du génome (via méiose anormale ou action de la colchicine naturelle).
Exemples classiques
Le blé tendre (Triticum aestivum, 2n=42) est un exemple fondateur : il est hexaploïde (6n), mais le principe est le même que pour les tétraplodïdes. Le coton cultivé (Gossypium hirsutum, 2n=52) est un allotétraploïde issu de l'hybridation entre une espèce africaine diploïde et une espèce américaine diploïde. Spartina anglica (2n=122) est un allopolyploïde plus récent, issu d'une hybridation du XIXe siècle.
Conséquences sur la stabilité
L'allotétraploïdie restaure généralement la fertilité de l'hybride initial stérile : chaque génome ancestral retrouve son homologue pour la méiose. Les allotétraploïdes sont souvent plus vigoureux que leurs parents (hétérosis) et plus stables génétiquement grâce à la redondance des gènes.

