En botanique, la placentation basilaire, parfois décrite comme une placentation centrale réduite à la base, est la disposition dans laquelle le ou les ovules sont fixés au fond d'un ovaire à une seule loge, sur un placenta situé à la base de la cavité, sans attache sur les parois. Le mot placentation vient du latin placenta (galette), par allusion au tissu qui porte les ovules ; basilaire renvoie au latin basis (base).
De la placentation centrale à la placentation basilaire
Dans la placentation centrale libre, les ovules sont portés par une colonne qui se dresse au milieu d'un ovaire uniloculaire, sans cloisons qui la relient à la paroi. C'est le cas des primevères (Primula) et du mouron rouge (Lysimachia arvensis), ainsi que de nombreuses Caryophyllaceae comme les Silene, chez qui des restes de cloisons peuvent subsister à la base. Quand cette colonne se raccourcit jusqu'à n'être plus qu'un petit mamelon au fond de l'ovaire, souvent avec un seul ovule, la placentation devient basilaire : les deux types forment une série continue, d'où l'emploi combiné des deux adjectifs dans certains glossaires.
Exemples de placentation basilaire
Les Asteraceae, comme le tournesol (Helianthus annuus), ont un ovaire infère à une loge contenant un seul ovule dressé, fixé à la base : la graine de l'akène en garde la position. Les Polygonaceae, comme le sarrasin (Fagopyrum esculentum), présentent aussi un ovule unique dressé au fond de l'ovaire. Chez les Plumbaginaceae, l'ovule unique pend au bout d'un long funicule qui part de la base. Chez les Amaranthaceae, comme la betterave, l'ovule est également basilaire.
Repérer la placentation
La placentation s'observe sur une coupe de l'ovaire, transversale pour compter les loges, puis longitudinale pour situer l'attache des ovules : un ovule basilaire n'apparaît sur une coupe transversale qu'au bon niveau. On distinguera la placentation basilaire de la placentation apicale (ovule suspendu au sommet de la loge, comme chez les Apiaceae), de la placentation axile (ovules sur l'axe central d'un ovaire cloisonné, comme chez le lis) et de la placentation pariétale (ovules sur les parois d'un ovaire à une loge, comme chez la violette).

















