Un organe est claviforme quand il a la forme d'une massue (du latin clava, massue) : étroit à la base, il s'élargit progressivement jusqu'à son extrémité distale, sans étranglement marqué entre la partie mince et la partie renflée. La section de la zone élargie est généralement circulaire. Le terme s'applique aux tiges, filaments, poils, spores et carpophores ; les flores rédigées en anglais emploient l'équivalent clavate.
Exemples botaniques et mycologiques
Chez les Clavaria (champignons clavaires), le carpophore en massue est le caractère du genre, qui tire d'ailleurs son nom de cette forme. La clavaire en pilon (Clavariadelphus pistillaris), parfois appelée massue d'Hercule, en donne une image très parlante : un corps fructifère dressé, mince au pied et nettement épaissi vers le haut. En botanique vasculaire, le mot sert surtout à décrire des poils, des stigmates ou des fruits dont le sommet s'arrondit en tête progressive.
Claviforme, capité ou obclaviforme : bien distinguer
Trois termes voisins se confondent souvent dans les descriptions :
- Claviforme : l'élargissement se fait peu à peu, de la base vers le sommet.
- Capité : une tête bien distincte surmonte un pied plus étroit, avec une rupture nette entre les deux.
- Obclaviforme : la massue est inversée, large à la base et effilée vers le sommet ; c'est le cas des conidies de nombreuses espèces d'Alternaria.
Un caractère utile pour identifier une espèce
La forme claviforme sert de critère de détermination pour les poils glanduleux (poil claviforme = poil à tête renflée), les stigmates à épaississement apical arrondi, et les spores de certains champignons. Dans les clés mycologiques, la silhouette du carpophore (claviforme, cylindrique ou capitée) oriente souvent les premiers choix. Pour l'observer, mieux vaut regarder l'organe de profil, à la loupe pour les poils, et suivre le contour du pied jusqu'au sommet : un élargissement continu indique une forme claviforme, un ressaut brusque une forme capitée.

















