En botanique, un phanérophyte est une plante vivace dont les bourgeons qui passent la mauvaise saison (hiver ou saison sèche) sont portés haut au-dessus du sol, sur des tiges ligneuses persistantes : arbres, arbustes, grandes lianes. Le mot vient du grec phaneros (visible, apparent) et phuton (plante), car ces bourgeons restent exposés à l'air. C'est l'une des formes de vie définies par le botaniste danois Christen Raunkiaer au début du XXe siècle. En France, le seuil retenu est en général de 50 cm au-dessus du sol.
Les classes de taille
- Nanophanérophytes : de 0,5 à 2 m, comme le genêt à balais (Cytisus scoparius).
- Microphanérophytes : de 2 à 8 m, comme le sureau noir (Sambucus nigra).
- Mésophanérophytes : de 8 à 30 m, comme le charme (Carpinus betulus).
- Mégaphanérophytes : au-delà de 30 m, comme le sapin pectiné (Abies alba) ou le hêtre dans de bonnes conditions.
On précise parfois le caractère caducifolié ou sempervirent, et l'on distingue les lianes phanérophytes, comme le lierre (Hedera helix).
Une forme de vie liée au climat
Les bourgeons des phanérophytes subissent directement le froid, le vent et la sécheresse ; ils sont donc souvent protégés par des écailles. Cette forme de vie domine dans les régions chaudes et humides : dans une forêt tropicale, la majorité des espèces sont des phanérophytes. Elle devient minoritaire dans les prairies tempérées et en montagne, où dominent les plantes à bourgeons au ras du sol.
Les autres formes de Raunkiaer
Chaméphytes (bourgeons sous 50 cm, comme le thym), hémicryptophytes (bourgeons au ras du sol), géophytes (organes enterrés) et thérophytes (annuelles survivant par graines) complètent le système. La proportion de chaque type dans une flore forme son spectre biologique.

















