Une plante est dite basiphile quand elle croît préférentiellement sur des sols riches en bases, c'est-à-dire à pH neutre à alcalin (pH 6,5-8,5). Ces sols sont généralement calcaires ou calcomagnésiens. Le terme vient du latin basis (base) et du grec philos (qui aime).
Mécanismes physiologiques
La basiphilie résulte d'une adaptation physiologique : les plantes basiphiles tolèrent ou exigent des concentrations élevées en calcium et magnésium, et sont souvent sensibles aux pH bas où l'aluminium devient soluble et toxique. Leurs racines montrent souvent une capacité élevée d'absorption du calcium et une résistance aux protons libres.
Espèces représentatives
Les pelouses calcicoles sont les milieux typiques des espèces basiphiles : Sesleria caerulea, Bromus erectus, Helictochloa pratensis, Orchis militaris. En forêt, Hepatica nobilis et Mercurialis perennis indiquent des sols calcaires. Ces espèces sont des indicatrices écologiques fiables : leur présence suffit à caractériser le substrat sans mesurer le pH.




