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Hortus botanique

Définition de « aridisation » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Aridisation » du glossaire

L'aridisation est le processus par lequel une région, un climat ou un sol devient plus sec, durablement. Le mot dérive du latin aridus (sec, desséché). Elle peut avoir des causes climatiques (baisse des pluies, hausse des températures et donc de l'évaporation) ou humaines (déboisement, surpâturage, drainage, pompage des nappes). Pour la végétation, elle se traduit par un recul des espèces exigeantes en eau et une progression des plantes adaptées à la sécheresse.

Effets sur la flore

Lorsque l'eau disponible diminue, les espèces mésophiles souffrent les premières : le hêtre (Fagus sylvatica) dépérit en limite basse de son aire, tandis que le chêne pubescent (Quercus pubescens) ou le chêne vert (Quercus ilex) gagnent du terrain. Les pelouses s'enrichissent de plantes xérophiles, comme les stipes ou certaines fétuques à feuilles enroulées. Les zones humides se rétractent, ce qui menace la flore des tourbières et des prairies inondables.

Aridisation, aridité et désertification

  • Aridité : état d'un climat durablement sec, mesuré par des indices comparant pluie et évaporation.
  • Aridisation : tendance, évolution vers plus de sécheresse.
  • Désertification : dégradation des terres des zones sèches, avec perte de sol et de couverture végétale, souvent aggravée par l'homme.

Adaptations des plantes face à la sécheresse

Les plantes qui résistent à l'aridisation combinent plusieurs stratégies : feuilles petites, épaisses ou couvertes de poils, comme le romarin (Salvia rosmarinus) ; stomates enfoncés ; réserves d'eau dans des tissus charnus, comme les orpins (Sedum) ; racines profondes ; ou cycle court, les annuelles passant l'été à l'état de graine. Le suivi de la composition des flores sur plusieurs décennies permet de mesurer l'aridisation d'un territoire bien avant que les relevés climatiques ne la rendent évidente.

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