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Hortus botanique

Androsace carnea subsp. adfinis, l'androsace rose des Alpes du Sud-Ouest

Androsace carnea subsp. adfinis est une petite primulacée de haute montagne qui forme des coussins de rosettes serrées sur les rochers et éboulis siliceux des Alpes maritimes et liguriennes. Ses fleurs rosées à œil jaune s'ouvrent en plein été.

Androsace carnea subsp. adfinis (Primulacées) est une sous-espèce des Alpes maritimes et liguriennes, poussant sur les dalles et éboulis acidophiles au-dessus de 2000 m environ. Elle forme de petits coussins denses de rosettes persistantes.

Les androsaces appartiennent à la même famille que les primevères et les cyclamens. Le genre est surtout présent dans les montagnes de l'hémisphère Nord, où beaucoup d'espèces adoptent la forme en coussin, une adaptation au froid, au vent et à la sécheresse des hauts sommets. L'épithète adfinis, « voisine » en latin, souligne la parenté de cette plante avec l'androsace carnée typique.

Description

Les feuilles étroites et rigides, de 5 à 10 mm, constituent des rosettes compactes. Les hampes florales de 2 à 5 cm portent 1 à 4 fleurs blanc-rosé à rosé, à œil jaune, finement parfumées. Floraison en juin-août selon l'altitude.

Le coussin retient entre ses rosettes de l'air, de l'humidité et des débris végétaux qui forment un petit sol. La température y reste plus stable qu'à l'extérieur, ce qui protège les bourgeons. Les fleurs, réunies en petite ombelle au sommet de la hampe, attirent des mouches et de petits papillons de montagne, actifs dès que le soleil réchauffe les rochers.

Les androsaces carnées et leurs sous-espèces

L'androsace carnée est une espèce variable, que les flores divisent en plusieurs sous-espèces selon la région, la taille des rosettes, la couleur des fleurs et la pilosité. La sous-espèce adfinis se distingue par son aire limitée au sud-ouest de l'arc alpin. D'autres sous-espèces vivent plus au nord, dans les Alpes occidentales ou les Pyrénées. Toutes partagent le goût des sols siliceux, pauvres en calcaire.

Ce morcellement en sous-espèces est fréquent chez les plantes de haute montagne : isolées sur des massifs séparés par des vallées, les populations ont évolué chacune de leur côté. D'autres plantes alpines de la base en offrent des exemples, comme l'alchémille des Alpes, sous-espèce alpina.

Culture

Plante de jardin alpin ou de serre froide, demandant un sol granitique très drainant, sans calcaire, et une irrigation d'été très mesurée. La multiplier par séparation des coussins au printemps ou par semis lents.

Le principal ennemi de l'androsace en culture n'est pas le froid, qu'elle supporte très bien sous la neige, mais l'humidité stagnante d'un hiver de plaine sans couverture neigeuse. Un collier de gravier autour du collet, un mélange à base de sable siliceux et de pouzzolane et une exposition lumineuse mais aérée limitent la pourriture. En pot, l'arrosage par le bas, en trempant le pot quelques minutes, évite de mouiller les rosettes.

Semer une androsace : la patience avant tout

Les graines d'androsaces de montagne ont souvent besoin d'une période de froid pour lever. On les sème en fin d'automne ou en hiver dans une terrine laissée dehors, couverte d'une fine couche de gravier. La germination peut s'étaler sur plusieurs mois, et les jeunes plantes restent minuscules longtemps avant de former un coussin. Les graines proviennent de plantes cultivées ou d'échanges entre amateurs : on ne prélève pas de plantes dans la nature, où ces coussins mettent des années à se constituer.

Pour explorer d'autres fiches de plantes dont le nom commence par la même lettre, l'index des plantes des genres en A rassemble les androsaces, les achillées et les alchémilles de la base.

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