L'avelanède est un terme ancien qui désigne la cupule écailleuse entourant la base du gland de certains chênes, en particulier les grosses cupules des chênes du Levant, récoltées autrefois pour le tannage des cuirs. Le mot figure dans les dictionnaires du XIXe siècle, dont le Dictionnaire de l'Académie française, et il a cédé la place au terme cupule dans le vocabulaire botanique actuel.
La cupule du gland
Chez les chênes (Quercus), le fruit est un gland dont la base est enchâssée dans une coupe formée de nombreuses écailles : la cupule. Elle provient d'un ensemble de bractées qui entoure la fleur femelle et se développe avec le fruit. Chez le chêne pédonculé, Quercus robur, elle est petite et ses écailles sont appliquées. Chez le chêne chevelu, Quercus cerris, elle est hérissée d'écailles longues et recourbées. Chez le chêne vélani, Quercus ithaburensis subsp. macrolepis, la cupule est énorme, épaisse, garnie d'écailles ligneuses étalées : c'est elle que visaient surtout les textes anciens.
Un produit de tannerie
Les cupules du chêne vélani, récoltées en Grèce et en Anatolie, étaient vendues sous le nom de vallonée et employées en tannerie pour leur forte teneur en tanins. Elles servaient à préparer les cuirs épais, à côté de l'écorce de chêne et de la noix de galle. Ce commerce est resté important jusqu'au début du XXe siècle, avant d'être supplanté par les extraits de châtaignier et de quebracho, puis par les tannages minéraux au chrome.
Termes voisins
L'avelanède ne doit pas être confondue avec la noix de galle, excroissance provoquée par la piqûre d'un insecte, qui n'appartient pas au fruit. La bogue épineuse du châtaignier et l'enveloppe du hêtre sont, comme la cupule du chêne, des cupules propres aux Fagaceae. L'involucre foliacé de la noisette joue un rôle comparable chez le noisetier, sans avoir exactement la même origine.

















