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Hortus botanique

Alvéole, un ou une : définition et emplois en botanique

Une alvéole est une petite cavité ou loge de forme régulière, le plus souvent hexagonale, présente dans divers organes végétaux. Le terme vient du latin alveolus (petite cuve, petite cavité). En botanique, il s'applique aux cases du réceptacle de certaines Asteraceae, aux loges des anthères et à l'ornementation alvéolée de nombreux pollens et spores. Dans l'usage courant, on dit aujourd'hui une alvéole, au féminin.

Alvéole : un ou une ?

Le genre du mot a longtemps hésité. Le dictionnaire de l'Académie française, dans sa neuvième édition, ne donne que le masculin, et le Trésor de la langue française informatisé fait de même tout en relevant que de nombreux auteurs l'emploient au féminin. Le Petit Robert et le Petit Larousse admettent les deux genres. Les outils de rédaction du gouvernement du Canada (Clés de la rédaction) constatent que le féminin s'est imposé dans tous les domaines et que le masculin, encore attesté, recule. En pratique, « une alvéole » est la forme la plus répandue, « un alvéole » reste correct mais vieilli.

Alvéoles du réceptacle

Dans les Asteraceae, le réceptacle (plateau portant les fleurs du capitule) peut être alvéolé : chaque fleur est logée dans une dépression entourée de cloisons, ce qui donne au réceptacle mis à nu un aspect de rayon de miel. La texture du réceptacle (nu, alvéolé, garni de paillettes ou de soies) est un caractère utilisé dans les clés de détermination des genres. Chez Chrysanthemum, par exemple, le réceptacle est nu, sans paillettes. Pour l'observer, il suffit d'arracher les fleurs d'un capitule fané et de regarder le plateau à la loupe.

Loges des anthères

On parle aussi d'alvéoles, ou plus souvent de loges, pour désigner les cavités de l'anthère où se forme le pollen. Une anthère compte généralement deux loges, chacune divisée en deux sacs polliniques ; à maturité, la paroi qui les sépare se rompt et la déhiscence libère les grains.

Ornementation alvéolée du pollen

L'exine (paroi externe) de nombreux grains de pollen présente une ornementation alvéolée ou réticulée : un réseau de mailles, souvent polygonales, délimitées par des murs. Cette microsculpture, visible en microscopie électronique à balayage, est caractéristique de genres entiers et constitue un critère palynologique clé. Les descriptions palynologiques comparent la largeur des mailles (lumens) à l'épaisseur des murs pour distinguer des taxons proches.

Alvéolé, réticulé : vos questions sur l'alvéole

Quelle différence entre alvéolé et réticulé ?

Les deux termes décrivent un réseau de cavités séparées par des murs. « Réticulé » insiste sur le réseau des murs, « alvéolé » sur les creux qu'ils délimitent ; en palynologie, ils sont souvent employés l'un pour l'autre.

Où voir un réceptacle alvéolé ?

Sur un capitule d'Asteraceae dont on a retiré les fleurs : les petites cases laissées par chaque fleur se voient à l'œil nu ou à la loupe, et permettent de distinguer ce réceptacle d'un réceptacle nu ou garni de paillettes.

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