En botanique, le corymbe est une inflorescence dans laquelle les fleurs naissent à des hauteurs différentes le long de l'axe, mais sur des pédicelles de longueurs inégales : les plus bas sont les plus longs, si bien que toutes les fleurs arrivent à peu près au même niveau et forment une surface plane ou légèrement bombée. Le mot vient du grec korumbos (sommet, grappe de fruits) par le latin corymbus.
Exemples de corymbes
Le poirier commun (Pyrus communis) et le cerisier de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) portent des corymbes simples. Chez beaucoup de Brassicaceae, l'inflorescence commence en corymbe puis s'allonge en grappe à mesure que les fruits se forment : les fleurs ouvertes restent groupées au sommet tandis que les siliques s'étagent dessous. Le corymbe peut aussi être composé : chez l'achillée millefeuille (Achillea millefolium) ou la tanaisie (Tanacetum vulgare), ce sont des capitules qui sont disposés en corymbe.
Corymbe, ombelle et cyme corymbiforme
- Ombelle : tous les pédicelles partent du même point de l'axe, comme les rayons d'un parapluie (voir ombellule).
- Corymbe : les pédicelles partent de points étagés sur l'axe ; la floraison progresse de la périphérie vers le centre, car c'est une inflorescence indéfinie.
- Cyme corymbiforme : même silhouette plate, mais l'axe principal se termine par une fleur qui s'ouvre la première, au centre ; c'est le cas du sureau noir (Sambucus nigra) ou de la viorne obier (Viburnum opulus).
Comment le reconnaître
On suit les pédicelles jusqu'à leur point d'attache : s'ils s'insèrent à différentes hauteurs sur un axe unique, il s'agit d'un corymbe ; s'ils naissent tous ensemble, d'une ombelle. L'ordre d'ouverture des fleurs permet ensuite de séparer le corymbe vrai de la cyme qui l'imite.

















