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Hortus botanique

Définition de « cynorrhodon » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Cynorrhodon » du glossaire

Le cynorrhodon est le faux fruit des rosiers : une enveloppe charnue, rouge à orangée ou noire selon les espèces, formée par le réceptacle de la fleur (l'hypanthium) devenu épais et coloré, qui renferme les véritables fruits, de petits akènes couverts de poils. Le mot vient du grec kynorrhodon, de kyôn (chien) et rhodon (rose), littéralement la rose de chien, nom ancien de l'églantier, Rosa canina.

Un faux fruit, et de vrais akènes

Dans la fleur de rosier, les carpelles libres sont logés au fond d'une coupe creuse formée par le réceptacle. Après la fécondation, chaque carpelle devient un akène dur, et c'est la coupe qui grossit et se colore. Le cynorrhodon n'est donc pas une baie : la partie charnue ne provient pas de l'ovaire. Les botanistes le classent parmi les faux fruits, ou le décrivent comme un polyakène inclus dans un réceptacle charnu. Les akènes sont entourés de poils raides et irritants, à l'origine du surnom populaire de gratte-cul et du poil à gratter des farces d'enfants.

Des formes variées selon les rosiers

L'églantier (Rosa canina) porte des cynorrhodons ovoïdes, rouge vif, qui mûrissent en automne et restent souvent sur l'arbuste après la chute des feuilles. Le rosier rugueux (Rosa rugosa) donne des cynorrhodons gros et ronds, presque comme de petites tomates. Le rosier pimprenelle (Rosa spinosissima) se reconnaît à ses cynorrhodons noir pourpré, et Rosa moyesii à ses fruits allongés en forme de flacon. Les sépales peuvent persister au sommet du cynorrhodon ou tomber tôt, un caractère utile pour distinguer les espèces sauvages.

Usages et rôle écologique

La chair du cynorrhodon est très riche en vitamine C. On la consomme en confiture, en gelée ou en tisane, après avoir soigneusement retiré les akènes et leurs poils. La récolte se fait volontiers après les premières gelées, quand la chair s'est ramollie, un phénomène proche du blettissement. Dans la nature, les cynorrhodons sont consommés par les grives, les merles et les petits mammifères, qui dispersent les akènes : c'est un exemple classique de zoochorie. Le terme ne s'applique qu'aux rosiers ; les fruits rouges de l'aubépine ou du sorbier, bien que ressemblants, ont une autre structure.

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