En botanique, des feuilles sont dites opposées lorsqu'elles naissent par deux au même niveau de la tige, à l'opposé l'une de l'autre, sur un même nœud. Le mot vient du latin oppositus (placé en face). Le terme s'applique aussi aux rameaux, aux bourgeons et aux pièces florales : des étamines opposées aux pétales sont placées juste devant eux. Avec la disposition alterne et la disposition verticillée, c'est l'un des trois grands types de phyllotaxie.
Opposé décussé et opposé distique
Le plus souvent, chaque paire de feuilles est tournée d'un quart de tour par rapport à la précédente : la disposition est dite opposée décussée, et la tige vue d'en haut montre quatre rangées de feuilles en croix. C'est le cas chez les menthes, les lamiers et la plupart des Lamiaceae, dont la tige carrée accompagne cette disposition. Plus rarement, toutes les paires restent dans le même plan, formant deux rangs : on parle alors d'opposé distique, comme sur les rameaux latéraux de certains chèvrefeuilles.
Arbres et arbustes à feuilles opposées
Chez les ligneux d'Europe, la disposition opposée est assez rare pour orienter rapidement la détermination. Elle caractérise les érables (Acer), les frênes (Fraxinus excelsior), le marronnier d'Inde, les cornouillers (Cornus sanguinea), le lilas (Syringa vulgaris), les chèvrefeuilles, les viornes et le fusain. En hiver, les bourgeons opposés suffisent à reconnaître ces genres.
Cas particuliers
- Connées : les deux feuilles opposées sont soudées par leur base autour de la tige (chèvrefeuille des jardins, Lonicera caprifolium).
- Subopposées : les deux feuilles sont légèrement décalées en hauteur, comme chez le nerprun purgatif (Rhamnus cathartica).
- Verticillées : trois feuilles ou plus au même nœud.
Par opposition, voir alternance pour les feuilles insérées une par nœud.
















