En biologie, un organisme hétérotrophe est incapable de fabriquer sa matière organique à partir de matière minérale : il doit prélever des molécules organiques déjà formées. Le mot vient du grec heteros (autre) et trophê (nourriture). La plupart des plantes vertes sont au contraire autotrophes, grâce à la photosynthèse. Les plantes hétérotrophes sont des exceptions, souvent dépourvues de chlorophylle, qui ont trouvé une autre source de carbone.
Les plantes parasites
Les holoparasites puisent toute leur nourriture dans une plante hôte par des suçoirs, appelés haustoria, branchés sur ses vaisseaux. Les orobanches (Orobanche, Phelipanche) parasitent les racines de trèfles, de lierre ou de cultures ; les cuscutes (Cuscuta europaea) s'enroulent sur les tiges d'orties et de luzernes ; la lathrée écailleuse (Lathraea squamaria) vit sur les racines des noisetiers et des aulnes. Le gui (Viscum album), vert et photosynthétique, n'est qu'hémiparasite : il prend l'eau et les sels minéraux de l'arbre, mais fabrique une partie de ses sucres. Voir aussi parasite.
Les plantes mycohétérotrophes
D'autres plantes tirent leur carbone de champignons du sol, eux-mêmes associés aux racines des arbres. La néottie nid-d'oiseau (Neottia nidus-avis), orchidée brunâtre des hêtraies sombres, et le monotrope (Hypopitys monotropa), d'un jaune cireux, sont dans ce cas. Beaucoup d'orchidées sont mycohétérotrophes au début de leur vie : leurs graines minuscules, sans réserves, ne germent qu'avec l'aide d'un champignon.
Termes voisins
- Mixotrophe : plante verte qui complète sa photosynthèse par un apport extérieur, comme certaines orchidées des sous-bois.
- Saprophyte : ancien terme pour les plantes sans chlorophylle, abandonné car elles ne décomposent pas elles-mêmes la matière morte.

















