Un facteur est dit abiotique quand il ne provient pas d'un organisme vivant. Les facteurs abiotiques regroupent la lumière (photosynthèse, photopériodisme), la température (développement, dormance), l'eau (disponibilité, pluie, humidité relative), le vent, le pH du sol, la salinité, la texture du sol et les nutriments minéraux. Ils s'opposent aux facteurs biotiques, qui viennent du vivant : pollinisateurs, herbivores, pathogènes, plantes concurrentes.
Comment le climat et le sol dessinent les biomes
La combinaison des facteurs abiotiques détermine la répartition des biomes et des communautés végétales à l'échelle du globe. Température et précipitations sont les variables clés : forêt tropicale humide (chaud et humide), steppe (régions semi-arides), toundra (froid). À l'échelle locale, la texture et le pH du sol prennent le relais : sur un même versant, une lande acide à bruyères peut voisiner avec une pelouse calcaire riche en orchidées.
Lire les contraintes abiotiques de son jardin
Le jardinier compose lui aussi avec ces facteurs non vivants. Un mur exposé au sud accumule la chaleur et favorise les plantes méditerranéennes ; un bas de pente humide et froid retient les gelées tardives ; un sol calcaire bloque l'absorption du fer chez les plantes de terre de bruyère, dont les feuilles jaunissent (chlorose). Observer l'ensoleillement, le drainage et la nature du sol avant de planter évite bien des échecs.
Stress abiotiques en agriculture
Les stress abiotiques (sécheresse, gel, chaleur, salinité, inondation, carence minérale) sont considérés comme une cause majeure de pertes de récoltes dans le monde, aux côtés des maladies et des ravageurs. L'amélioration des plantes cultivées cherche à renforcer leur tolérance, en particulier à la sécheresse et à la salinité, deux contraintes que le changement climatique accentue dans de nombreuses régions.

















