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Hortus botanique

Définition de « aréolation » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Areolation » du glossaire

En botanique, l'aréolation désigne le réseau formé par les plus fines nervures d'une feuille, qui délimitent de petites plages de limbe appelées aréoles, ainsi que l'organisation de ces aréoles. Le mot dérive du latin areola, diminutif d'area (aire, espace découvert). Chez les mousses, le terme désigne plus précisément le dessin formé par les cellules du limbe, observé au microscope.

Les aréoles des feuilles des plantes à fleurs

Chez la plupart des dicotylédones, les nervures se ramifient jusqu'à former un maillage fermé : chaque maille est un petit îlot de mésophylle dans lequel pénètrent parfois des terminaisons libres, les veinules. La taille, la forme et la régularité des aréoles servent à identifier des espèces à partir de fragments, en paléobotanique comme en pharmacognosie : le nombre d'îlots de nervures par millimètre carré est un critère classique de contrôle des drogues végétales, par exemple pour reconnaître les feuilles de séné (Senna alexandrina) et écarter leurs falsifications.

L'aréolation chez les mousses

En bryologie, l'aréolation décrit la forme et la disposition des cellules de la feuille : cellules carrées, rectangulaires, hexagonales ou allongées, lisses ou papilleuses, à parois épaisses ou minces. Chez les sphaignes (Sphagnum), elle associe de grandes cellules mortes et vides, les hyalocystes, à d'étroites cellules vertes, les chlorocystes, en un réseau caractéristique. Chez les Bryum, les cellules sont rhomboïdales et allongées. Chez les Pottiaceae, elles sont petites, carrées et souvent couvertes de papilles qui rendent le limbe opaque. Les cellules alaires, aux angles de la base des feuilles, ont fréquemment une aréolation différente qui aide à séparer les genres.

Termes voisins

La nervation désigne l'ensemble du réseau des nervures, de la nervure principale aux veinules ; l'aréolation n'en est que le niveau le plus fin. L'aréole des cactus est une tout autre structure : un coussinet portant épines, poils et bourgeons, qui correspond à un rameau court très réduit. L'adjectif aréolé qualifie enfin une surface divisée en petites cases, comme le thalle de certains lichens crustacés.

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