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Hortus botanique

Pyrethrum roseum, ancien nom du Tanacetum coccineum

Planche botanique stylisée de Pyrethrum roseum, famille des Asteraceae

Pyrethrum roseum est l'ancien nom botanique de la marguerite peinte, Tanacetum coccineum : une vivace du Caucase aux capitules rouges, roses ou blancs, cultivée pour la couleur des massifs et connue pour les pyréthrines que renferment ses fleurs.

Pyrethrum roseum est le nom ancien de Tanacetum coccineum (Willd.) Grierson (Asteraceae), la marguerite peinte ou chrysanthème pyrèthre. Originaire du Caucase et d'Asie centrale, cette vivace produit de grandes marguerites simples ou doubles de couleur rouge, rose ou blanche, de mai à juillet.

Pourquoi ce pyrèthre a changé de nom

Quand les travaux de classification montrent qu'une espèce appartient à un genre déjà décrit, elle y est transférée et son ancien nom devient un synonyme. Les pyrèthres ont ainsi rejoint le genre Tanacetum, celui de la tanaisie, et Pyrethrum roseum ne survit plus que dans les catalogues anciens et le vocabulaire horticole.

Le mot « pyrèthre » reste pourtant courant chez les jardiniers, ce qui entretient des confusions. Il désigne aussi le pyrèthre de Dalmatie, Tanacetum cinerariifolium, espèce voisine à fleurs blanches longtemps cultivée à grande échelle pour son insecticide. Sur une étiquette de jardinerie, le nom latin complet reste le meilleur moyen de savoir quelle plante on achète.

Pyréthrines naturelles

Les fleurs séchées contiennent des pyréthrines, insecticides naturels rapidement biodégradables. Le pyrèthre naturel est encore utilisé en agriculture biologique pour lutter contre les pucerons, les puces et les moustiques. Il est beaucoup moins persistant dans l'environnement que les pyréthrinoïdes de synthèse.

Naturel ne veut pas dire inoffensif : les pyréthrines sont toxiques pour les poissons, les organismes aquatiques et de nombreux insectes utiles, dont les abeilles qui butinent une culture traitée. Un insecticide à base de pyrèthre s'emploie donc selon son étiquette, le soir, hors floraison des plantes voisines et loin des points d'eau. Les fleurs cueillies au jardin ne donnent pas un produit fiable, car leur teneur en principe actif varie selon la variété, la récolte et le séchage.

Culture

Vivace très rustique, elle préfère un sol bien drainé, calcaire toléré, en plein soleil. La division des touffes tous les 3-4 ans maintient une floraison abondante.

Le principal ennemi de la marguerite peinte est l'humidité stagnante en hiver : dans une terre lourde, la souche risque de pourrir. Un apport de gravier à la plantation ou une plate-bande légèrement surélevée limite ce risque. Les tiges hautes peuvent se coucher après un orage ; un tuteurage discret ou des voisines plus robustes les maintiennent droites.

Associer la marguerite peinte dans un massif ensoleillé

Ses tiges dressées, portant chacune un capitule au cœur jaune, s'accordent avec les vivaces de plein soleil : sauges, népétas, achillées et géraniums vivaces. Le feuillage finement découpé, d'un vert profond, reste décoratif avant la floraison. La floraison coïncide avec celle des pivoines herbacées, comme la pivoine de Chine 'Surugu', et une bordure basse, par exemple l'ibéris toujours vert 'Wintermärchen', habille le pied des touffes.

Les sélections horticoles se distinguent par la couleur et le remplissage des fleurs : simples, au disque jaune bien visible et appréciées des insectes, ou doubles, plus spectaculaires mais moins visitées. Pour un rouge franc, le cultivar 'Alfred' est l'une des formes décrites dans la base. Couper les fleurs fanées au ras du feuillage encourage parfois une seconde floraison plus légère en fin d'été, et les fleurs coupées tiennent bien en vase.

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