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Hortus botanique

Rhododendron 'Dr. V.H. Rutgers', cultivar hollandais à grandes fleurs

Planche botanique stylisée de Rhododendron ‘Dr. V.H. Rutgers’

Le rhododendron 'Dr. V.H. Rutgers' est un hybride hollandais ancien, apprécié pour ses grosses inflorescences rose-rouge carminé en mai et sa robustesse. Il demande ce que demandent tous les rhododendrons : une terre acide, fraîche et humifère, et une exposition protégée du soleil brûlant.

Rhododendron 'Dr. V.H. Rutgers' est un cultivar hybride de rhododendron sélectionné aux Pays-Bas au début du XXᵉ siècle. Ses grandes fleurs rose-rouge carminé, groupées en inflorescences globuleuses denses, s'épanouissent en mai.

Description

Arbuste persistant vigoureux de 2 à 3 m, à feuillage vert foncé luisant. Les trusses florales comptent 12 à 18 fleurs. Ce cultivar est considéré comme robuste et adapté aux conditions climatiques d'Europe du Nord-Ouest.

Les fleurs s'ouvrent en entonnoir largement évasé ; chez beaucoup d'hybrides de ce type, le pétale supérieur porte une ponctuation plus sombre qui attire l'œil de près. Les boutons floraux, bien visibles dès l'automne au bout des rameaux, gros et pointus, se distinguent des bourgeons à feuilles, plus fins. Leur nombre annonce l'abondance de la floraison suivante.

Culture

Comme tous les rhododendrons, il exige un sol acide (pH 4,5-5,5), frais et bien drainé, riche en matière organique. Planter en mi-ombre à l'abri du soleil de midi, notamment dans les régions continentales où le feuillage peut brûler. Rustique jusqu'à -20°C.

Réussir la plantation

Les racines des rhododendrons sont fines et restent près de la surface. On plante donc à faible profondeur, le haut de la motte au niveau du sol, dans un trou large plutôt que profond, garni de terre de bruyère mêlée à du compost de feuilles ou d'écorces. Une motte sèche se réhydrate mal : on la trempe dans un seau d'eau avant la mise en place. En sol calcaire, le jaunissement des feuilles entre les nervures signale une chlorose ; une grande fosse ou un bac rempli de terre acide reste alors la seule solution durable.

Arrosage et paillage

L'eau calcaire du réseau finit par remonter le pH du sol : l'eau de pluie est préférable pour arroser. Un paillage d'aiguilles de pin, d'écorces ou de feuilles garde la fraîcheur et nourrit la terre en se décomposant. Les besoins en eau sont les plus forts l'été, au moment où se forment les boutons de l'année suivante : un sol desséché à cette période réduit la floraison du printemps.

Après la floraison

Retirer les fleurs fanées, en cassant la grappe à sa base sans abîmer les jeunes pousses qui partent juste en dessous, évite à l'arbuste de s'épuiser à former des graines. Une taille légère pour équilibrer la silhouette se fait à ce moment-là. Les grosses tailles sur vieux bois sont possibles, mais l'arbuste met alors une ou deux saisons à refleurir.

Avec quelles plantes l'associer

Il trouve naturellement sa place avec les autres plantes de terre acide. Les pieris, dont les jeunes pousses colorées font écho à ses fleurs, comme le Pieris japonica 'Red Mill', forment avec lui un massif cohérent. Parmi les rhododendrons de la base, le Rhododendron 'Hollandia', autre grand hybride persistant, peut servir de point de comparaison. Les autres genres de cette lettre sont classés dans l'index des plantes du genre R.

Précautions

Les feuilles et les fleurs des rhododendrons contiennent des substances toxiques pour l'homme et pour de nombreux animaux, chevaux, chèvres ou chiens notamment. On évite de planter l'arbuste au bord d'un enclos et on ne laisse pas les déchets de taille à portée des animaux. Le miel issu de certaines espèces est lui aussi connu pour sa toxicité, ce qui rappelle que la beauté de ces fleurs va de pair avec une chimie défensive.

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