L'égilope ovale, Aegilops ovata, est une petite graminée annuelle des pelouses sèches méditerranéennes. Sa variété echinus se reconnaît à son épi court et gonflé, hérissé de longues arêtes rudes, et appartient à un genre étroitement lié à l'histoire des blés cultivés.
Aegilops ovata var. echinus est une variété de l'égilope ovale (Poaceae, tribu Triticeae), graminée annuelle méditerranéenne. Le genre Aegilops est d'un intérêt agronomique capital : plusieurs de ses espèces ont contribué leurs génomes aux blés cultivés modernes par hybridation naturelle ancienne.
Description
L'épi cylindrique, à épillets ovales gonflés, est hérissé d'arêtes longues et rudes. Le terme echinus (hérisson en grec) décrit bien l'aspect épineux de cette variété.
La plante forme de petites touffes de tiges grêles, à feuilles étroites. À maturité, l'épi entier se détache d'un bloc et tombe au sol avec ses graines : c'est l'unité de dispersion de l'espèce, et non le grain isolé comme chez le blé moderne.
Répartition
On la rencontre dans les garrigues, pelouses sèches et bords de chemins du pourtour méditerranéen, du Portugal au Moyen-Orient. Ses arêtes l'aident à se disséminer en s'accrochant aux poils des animaux.
Ces milieux ouverts, ensoleillés et pauvres en eau en été conviennent aux plantes annuelles qui germent à l'automne, poussent en hiver et au printemps, puis meurent après avoir donné leurs graines. Le pâturage, en maintenant la végétation basse, favorise souvent ces petites graminées face aux arbustes.
Le genre Aegilops et le blé
L'intérêt des égilopes dépasse la botanique de terrain. Le blé tendre, celui du pain, est né de croisements naturels successifs entre des blés primitifs et une égilope, Aegilops tauschii, qui lui a apporté une partie de son patrimoine génétique. D'autres espèces du genre sont apparentées aux ancêtres du blé dur.
Aujourd'hui, les sélectionneurs puisent dans les égilopes sauvages des gènes de résistance aux maladies, à la sécheresse ou à la chaleur, transférés vers les variétés cultivées par croisement. Les banques de semences conservent pour cette raison de nombreuses populations d'Aegilops récoltées dans leur aire naturelle.
Les noms de l'égilope ovale
Comme beaucoup de graminées, l'égilope ovale a reçu plusieurs noms au fil des révisions : de nombreuses flores actuelles la traitent sous le nom d'Aegilops geniculata, et les variétés décrites autrefois, dont echinus, ne sont pas toujours retenues. La fiche conserve le nom sous lequel la variété est référencée dans la base.
Le genre comprend d'autres taxons proches, comme l'égilope cylindrique, var. fuliginosa, à l'épi long et étroit. Attention à ne pas confondre le nom de genre avec l'épithète d'un arbre : le chêne vélani, Quercus aegilops subsp. vallonea, porte le même mot mais n'a rien d'une graminée.
Observer les égilopes
Dans un herbier, la variété se reconnaît surtout à l'épi : sa forme, le nombre d'épillets fertiles et la longueur des arêtes sont les caractères que notent les botanistes, avec le lieu et la date de récolte.
La meilleure période d'observation se situe à la fin du printemps, quand les épis sont formés mais encore verts. En été, la plante sèche et les épis tombés se repèrent au sol, souvent accrochés aux chaussettes des randonneurs. Les autres plantes de cette lettre sont rassemblées parmi les fiches botaniques des plantes en A.

















