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Hortus botanique

Aglaophyllum ciliolatum : une algue rouge foliacée aux bords ciliés

Planche botanique stylisée d’Aglaophyllum ciliolatum

Aglaophyllum ciliolatum est une algue rouge marine des côtes tropicales et subtropicales, aux frondes plates et rubanées. Son nom de genre évoque une feuille brillante, son nom d'espèce les petits cils qui bordent ses lames, deux caractères qui guident son observation.

Aglaophyllum ciliolatum est une algue rouge (Rhodophyta) des zones côtières tropicales et subtropicales. Son nom, formé du grec aglaos (brillant) et phyllon (feuille), décrit ses frondes aplaties aux reflets pourpres. L'épithète ciliolatum signale la présence de petits cils sur les bords des frondes.

Morphologie

Le thalle est composé de frondes aplaties, rubanées, de couleur rouge sombre à brun-violacé. Les marges finement ciliolées lui confèrent un aspect délicat sous le microscope.

Les algues rouges dites foliacées forment des lames minces, parfois d'une ou de quelques couches de cellules seulement, qui flottent dans le courant comme des rubans. Cette finesse leur donne une grande surface d'échange avec l'eau, utile pour capter la lumière et les nutriments, mais les rend fragiles : elles vivent de préférence dans des sites abrités ou en profondeur, à l'abri du ressac le plus violent.

Les reflets des algues rouges

Les reflets pourpres ou bleutés que l'on observe sur certaines algues rouges tiennent à la structure de leur paroi et à leurs pigments. Les phycoérythrines, pigments rouges propres à ce groupe, absorbent la lumière bleue et verte qui atteint le fond. Sorties de l'eau, beaucoup d'algues rouges perdent leurs reflets et virent au brun en séchant.

Systématique

La classification des Rhodophyta a été profondément révisée grâce aux données moléculaires. Aglaophyllum s'inscrit dans cet effort de clarification des groupes dont les frondes aplaties ont souvent été confondues avec d'autres genres morphologiquement similaires.

Avant le séquençage de l'ADN, les algologues classaient les algues rouges d'après la forme du thalle, son anatomie et surtout la structure des organes reproducteurs. Plusieurs genres foliacés se ressemblaient au point d'être réunis à tort ; les analyses moléculaires ont permis d'en séparer certains et d'en regrouper d'autres. Ces révisions expliquent qu'une même algue figure sous des noms différents selon l'époque de la source consultée.

Les algues rouges voisines

D'autres algues rouges de la base adoptent des formes très variées. La fiche sur Amansia fraxinifolia, aux frondes nervurées en feuilles de frêne montre une lame portée par une nervure épaisse, absente chez les espèces les plus minces. Asteromenia peltata, algue rouge en forme de bouclier, illustre une autre solution, la lame arrondie fixée par son centre. Les formes filamenteuses, enfin, comme Acrochaetium rhipidandrum et ses filaments en éventail, représentent l'organisation la plus simple du groupe.

Milieux de vie

Les algues rouges foliacées des mers chaudes se fixent sur les rochers, les débris de corail ou d'autres algues, depuis les petits fonds jusqu'à des profondeurs où ne parvient qu'une faible lumière. Elles participent à la diversité des communautés d'algues qui couvrent les récifs et les fonds rocheux, et servent d'abri à de nombreux petits organismes : crustacés, vers, mollusques et larves de poissons.

Observer une algue rouge foliacée

Pour observer les cils marginaux, on place un fragment de lame dans une goutte d'eau de mer entre lame et lamelle, au microscope à faible grossissement. Les cellules de la marge et les cils se voient alors nettement. Un échantillon d'herbier se prépare en faisant flotter l'algue dans une cuvette d'eau de mer, puis en glissant dessous une feuille de papier épais que l'on retire doucement : l'algue s'y étale et y adhère en séchant. Les autres fiches d'algues et de plantes rangées sous la même lettre se trouvent dans l'index des plantes du genre A.

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