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Hortus botanique

Définition de « périgyne » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Perigyne » du glossaire

En botanique, une fleur est dite périgyne lorsque ses sépales, ses pétales et ses étamines sont insérés sur le bord d'une coupe (l'hypanthium ou réceptacle floral creusé) qui entoure l'ovaire sans y être soudée. L'ovaire reste libre au fond de cette coupe : il est supère, mais les autres pièces semblent naître autour de lui, à mi-hauteur. Le mot vient du grec peri (autour) et gunê (femme, ici le pistil).

Trois types d'insertion florale

  • Hypogyne : les pièces s'insèrent sous l'ovaire, sur un réceptacle plat ou bombé (renoncules, Ranunculus acris).
  • Périgyne : les pièces s'insèrent sur le bord d'une coupe libre de l'ovaire.
  • Épigyne : la coupe est soudée à l'ovaire, qui devient infère ; les pièces paraissent naître au sommet du fruit (pommier, carotte).

La périgynie chez les Rosaceae

La famille des Rosaceae illustre bien ce caractère. Chez le merisier (Prunus avium), une coupe en forme de cloche porte sépales, pétales et étamines, tandis que l'ovaire unique reste libre au centre ; après la floraison, la coupe tombe et la cerise se développe seule. Chez le rosier (Rosa canina), la coupe est profonde, presque fermée, et contient de nombreux carpelles libres ; devenue charnue, elle forme le cynorrhodon. Les fraisiers et les potentilles montrent une coupe plus plate, mais toujours distincte de l'ovaire. La périgynie se rencontre aussi chez de nombreuses Fabaceae et chez les salicaires (Lythrum salicaria).

Pièges d'observation

Une coupe florale peut ressembler à un calice soudé. Pour trancher, on coupe la fleur en long : si l'ovaire se détache librement du fond de la coupe, la fleur est périgyne ; s'il fait corps avec elle, elle est épigyne. En zoologie, le même mot désigne tout autre chose (la région autour de l'orifice génital de certains arthropodes).

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