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Hortus botanique

Définition de « aphytal, aphytique » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Aphytal aphytique » du glossaire

En écologie végétale, aphytal et aphytique qualifient un milieu dépourvu de végétation. Le terme s'emploie surtout pour les eaux profondes, lacustres ou marines, où la lumière ne suffit plus aux plantes et aux algues fixées : on parle de zone aphytale, ou simplement de l'aphytal. Les deux adjectifs viennent du grec a-, privatif, et phyton, plante ; leur contraire est phytal, qui désigne la partie colonisée par les végétaux.

L'aphytal dans les lacs

Dans un lac, la végétation fixée se répartit en ceintures selon la profondeur : roselières à roseau commun (Phragmites australis) près de la rive, nénuphars (Nymphaea alba, Nuphar lutea) un peu plus loin, puis herbiers immergés de potamots (Potamogeton) et de characées (Chara). Au-delà, la lumière qui atteint le fond devient trop faible pour la photosynthèse : commence la zone aphytale, où ne vivent que des organismes qui dépendent de la matière organique tombée d'en haut. La limite dépend de la transparence de l'eau ; dans les grands lacs clairs, les characées descendent à plus de dix mètres, alors qu'un étang trouble peut être aphytal dès un ou deux mètres.

Systèmes phytal et aphytal en mer

En biologie marine, les fonds sont classiquement découpés en un système phytal, où vivent des végétaux photosynthétiques fixés, et un système aphytal, qui commence avec l'étage bathyal et se poursuit jusqu'aux grandes profondeurs. En Méditerranée, les herbiers de posidonie (Posidonia oceanica) atteignent environ quarante mètres dans les eaux claires, et certaines algues rouges calcaires du coralligène vivent encore plus bas ; au-delà, les fonds sont aphytaux, même si du plancton végétal mort continue d'y tomber.

Autres emplois et termes voisins

Aphytique s'applique aussi, plus largement, à toute surface où aucune plante ne s'installe : rocher fraîchement mis à nu, coulée de lave récente, glacier, sable mobile. Il ne faut pas confondre ces termes avec aphylle, qui qualifie une plante sans feuilles, ni avec aphyllopode, qui décrit une tige sans feuilles à la base. Le peuplement progressif d'un milieu aphytique par les premières plantes pionnières relève de la succession écologique.

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