Cedronella mexicana est l'ancien nom botanique de l'agastache du Mexique, une Lamiacée aromatique dont les feuilles froissées sentent l'anis et le citron. Peu rustique, elle se cultive en annuelle ou en pot et nourrit bourdons et papillons jusqu'à l'automne.
Cedronella mexicana (Lamiaceae), aussi appelée agastache du Mexique ou mélisse du Mexique, est un sous-arbrisseau aromatique originaire du plateau mexicain. Ses feuilles froissées dégagent une odeur anisée-citronnée intense.
Les botanistes la rangent aujourd'hui dans le genre Agastache, sous le nom d'Agastache mexicana. Le nom de cédronelle vient de cet ancien rattachement au genre Cedronella, qui ne garde plus guère que la cédronelle des Canaries, Cedronella canariensis. Les deux plantes partagent une note citronnée et circulent encore sous des noms mêlés dans les catalogues de graines, ce qui explique bien des confusions au moment de l'achat.
Reconnaître l'agastache du Mexique au jardin
La plante peut atteindre 80 à 150 cm en conditions favorables. Les tiges carrées, typiques des Lamiées, portent des feuilles opposées, simples, ovales et dentées ; les feuilles trifoliolées ou tripartites sont celles de la cédronelle des Canaries, avec laquelle on la confond souvent. Les fleurs tubuleuses, roses à lilas, sont regroupées en épis terminaux de juillet à octobre.
Le toucher reste le test le plus simple : un plant vendu sous ce nom doit libérer son parfum dès qu'on froisse une feuille entre les doigts. Les agastaches hybrides des jardineries, sélectionnées pour la couleur de leurs fleurs, n'ont pas toutes cette odeur franche, et une étiquette approximative se repère ainsi avant la plantation.
Cultiver Cedronella mexicana sous un climat tempéré
Peu rustique (supporte à peine -5°C), elle se cultive comme annuelle vigoureuse dans les régions continentales. Les fleurs sont très appréciées des bourdons et des papillons. Les feuilles séchées entrent dans les mélanges aromatiques mexicains et les potpourris.
Le semis se fait au chaud, sous abri, à la fin de l'hiver ; les jeunes plants rejoignent le jardin une fois les gelées passées. Elle réclame un sol léger, bien drainé, plutôt pauvre, et une exposition ensoleillée. Un sol lourd et détrempé en hiver lui est plus fatal que le froid sec : dans les jardins doux du littoral, une souche plantée au pied d'un mur chaud, dans un sol caillouteux, a de bonnes chances de repartir au printemps.
En pot, elle trouve sa place sur une terrasse exposée au sud, dans un mélange de terreau et de gravier fin. Le pot rejoint un local lumineux et hors gel dès les premiers froids, avec des arrosages très espacés jusqu'au retour des beaux jours. Une taille légère des tiges défleuries garde la touffe compacte et relance parfois quelques épis tardifs.
Une source de nectar pour les pollinisateurs
Ses épis tubulaires offrent du nectar sur une longue période estivale, au moment où beaucoup de vivaces de printemps ont fini de fleurir. Elle s'associe bien à d'autres plantes mellifères des sols secs, comme la vipérine Echium plantagineum aux épis bleus très visités, ou à des graminées légères qui aèrent le massif. Plantée en petit groupe plutôt qu'en pied isolé, elle forme une tache colorée que les insectes repèrent de loin.
Feuilles et épis : les usages aromatiques
Comme la mélisse officinale, autre Lamiacée au parfum citronné, elle sert surtout de plante à infusion et de plante à parfumer. Les feuilles se récoltent avant la pleine floraison, quand leur arôme est le plus net, puis sèchent à l'ombre, en bouquets suspendus dans un endroit aéré. Rangées dans un bocal fermé, à l'abri de la lumière, elles gardent longtemps leur parfum.
Les épis secs conservent une partie de leur couleur dans les bouquets et les mélanges odorants. Pour tout usage autre que culinaire ou décoratif, l'avis d'un pharmacien reste la règle, comme pour n'importe quelle plante aromatique.
Les plantes voisines dans la base botanique
Cette fiche rejoint les autres plantes du genre C classées par nom latin. Pour une autre plante des régions chaudes d'Amérique qui demande, elle aussi, une protection hors gel sous nos latitudes, voir la fiche de Bougainvillea peruviana, grimpante au port bien différent.

















