Acetabularia peniculus var. cliftonii est une variété d'algue verte marine de l'ordre des Dasycladales. Comme les autres acétabulaires, elle ne compte qu'une seule cellule, pourtant visible à l'œil nu, avec un pied fixé, une longue tige et un chapeau en ombrelle.
Acetabularia peniculus var. cliftonii est une variété de l’algue verte Acetabularia peniculus (Dasycladales, Chlorophyta). Comme tous les membres du genre, c’est une cellule unique pouvant atteindre plusieurs centimètres de hauteur, organisée en tige et en chapeau discoidal.
Biologie remarquable
Le genre Acetabularia est fameux en biologie cellulaire : un seul noyau, situé dans le rhizoïde, contrôle l’ensemble de la cellule géante. Les expériences de greffes nucléaires menées par Joachim Hammerling dans les années 1930 sur ce genre ont démontré le rôle directeur du noyau dans l’expression génétique.
Répartition
Cette variété se rencontre dans les eaux côtières tropicales et subtropicales, fixée sur substrat calcaire en zone infralittorale bien éclairée.
Une cellule géante en trois parties
Le corps d'une acétabulaire se lit de bas en haut. À la base, le rhizoïde ramifié ancre la cellule sur le support et abrite le noyau. Au-dessus s'élève une tige grêle, qui porte au cours de sa croissance des verticilles de fins poils caducs. Au sommet se forme le chapeau, fait de rayons accolés : ce sont eux qui serviront à la reproduction. La paroi est légèrement incrustée de calcaire, ce qui donne à l'algue un aspect blanchâtre et une certaine rigidité.
L'épithète peniculus, mot latin qui désigne un petit pinceau, évoque l'allure de la plante lorsque les rayons du chapeau restent dressés. Certains auteurs rangent d'ailleurs cette espèce dans le genre voisin Polyphysa, signe que la classification des Dasycladales reste discutée.
Comment l'algue se reproduit
Tant que la cellule grandit, son unique noyau reste dans le rhizoïde. Quand le chapeau a atteint sa taille, ce noyau se divise en une multitude de noyaux secondaires qui migrent par la tige jusque dans les rayons. Chacun s'y entoure d'une enveloppe et forme un kyste. Libérés dans l'eau, les kystes produisent des gamètes munis de flagelles ; deux gamètes qui fusionnent donnent un zygote, point de départ d'une nouvelle cellule géante. La plante mère, elle, meurt après avoir vidé son chapeau.
Pourquoi les biologistes l'étudient encore
- La taille de la cellule permet de la couper, de la greffer ou d'en retirer le noyau à la main, sans microscope de chirurgie.
- Une acétabulaire privée de son chapeau en régénère un nouveau, ce qui sert à suivre la mise en place d'une forme.
- Les greffes entre espèces au chapeau différent ont montré que la forme finale suit le noyau, et non le cytoplasme.
Ces travaux, prolongés bien après ceux de Hammerling, ont préparé la découverte des messagers que le noyau envoie au reste de la cellule.
Observer une acétabulaire
Dans la nature, on la repère sur les cailloux, les coquilles mortes ou les débris calcaires des fonds peu profonds et clairs. Elle forme souvent des petits groupes serrés, qui ressemblent à une touffe de champignons miniatures sous l'eau. On la confond facilement avec d'autres algues vertes lorsqu'elle est jeune, avant l'apparition du chapeau. Pour comparer avec d'autres algues vertes du catalogue, on peut regarder l'algue filamenteuse Acrosiphonia bombycina, aux cellules alignées en fils soyeux, ou Franceia droescheri, une algue tropicale microscopique. Les autres fiches commençant par la même lettre sont rassemblées dans la liste des plantes du genre A.

















