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Hortus botanique

Définition de « corolle » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Corolle » du glossaire

En botanique, la corolle désigne l'ensemble des pétales d'une fleur, c'est-à-dire le verticille floral situé entre le calice et les étamines. Le mot vient du latin corolla, petite couronne, diminutif de corona. Souvent colorée et parfumée, la corolle sert d'abord à attirer les pollinisateurs ; avec le calice, elle forme le périanthe, l'enveloppe stérile de la fleur.

Corolle dialypétale ou gamopétale

Quand les pétales sont libres entre eux, la corolle est dite dialypétale : c'est le cas de l'églantier (Rosa canina), du bouton d'or (Ranunculus acris) ou du colza (Brassica napus), dont les quatre pétales dessinent une croix. Quand ils sont soudés, au moins à la base, elle est gamopétale (ou sympétale) : on y distingue alors un tube, une gorge et un limbe étalé, comme chez la primevère officinale (Primula veris) ou la digitale pourpre (Digitalis purpurea). Cette distinction a longtemps servi à découper les grands groupes de dicotylédones dans les flores.

Les formes de corolle

La symétrie et le dessin des pétales fournissent des critères de détermination très utilisés :

  • actinomorphe, ou régulière, avec plusieurs plans de symétrie : corolle en cloche de la campanule à feuilles rondes (Campanula rotundifolia), en entonnoir du liseron des champs (Convolvulus arvensis) ;
  • zygomorphe, avec un seul plan de symétrie : corolle à deux lèvres des Lamiacées comme le lamier blanc (Lamium album), corolle papilionacée des Fabacées avec étendard, ailes et carène ;
  • ligulée, en languette, chez les fleurs périphériques de nombreuses Astéracées, ou tubuleuse au centre du capitule.

Corolle, périanthe et termes voisins

Chez les tulipes ou les lis, sépales et pétales se ressemblent : on parle alors de tépales et de périgone plutôt que de corolle. Certaines fleurs n'en ont pas du tout, comme celles du chêne ou du noisetier, pollinisées par le vent (voir apétalie). La corolle ne se confond pas avec la paracorolle, excroissance supplémentaire comme la trompette de la jonquille (Narcissus pseudonarcissus), ni avec des bractées colorées qui jouent le même rôle d'appel, comme chez le bougainvillier.

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