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Hortus botanique

Définition de « hémiparasite » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Hemiparasite » du glossaire

En botanique, une plante hémiparasite est une plante parasite qui reste chlorophyllienne : elle réalise sa propre photosynthèse, mais prélève sur son hôte l'eau et les sels minéraux grâce à des suçoirs, les haustoriums, raccordés à ses vaisseaux conducteurs. Le mot vient du grec hêmi-, à moitié, et parasitos, qui mange à côté d'autrui. On parle aussi de semi-parasite, par opposition à l'holoparasite, dépourvu de chlorophylle et entièrement dépendant de son hôte.

Hémiparasites des branches et des racines

Les hémiparasites se répartissent selon l'organe de l'hôte qu'ils attaquent :

  • sur les branches, le gui (Viscum album) s'installe sur les peupliers, les pommiers ou les résineux selon ses sous-espèces, et le loranthe d'Europe (Loranthus europaeus) vit surtout sur les chênes ;
  • sur les racines, de nombreuses Orobanchacées vertes, autrefois rangées parmi les Scrofulariacées, comme les rhinanthes (Rhinanthus), les mélampyres (Melampyrum), les euphraises (Euphrasia), les pédiculaires (Pedicularis) ou les odontites (Odontites) ;
  • toujours sur racines, les thésiums (Thesium) et le santal blanc (Santalum album), de la famille des Santalacées.

Facultatifs ou obligatoires

Certains hémiparasites de racines peuvent germer et fleurir sans hôte, mais restent alors chétifs : ils sont dits facultatifs. D'autres, comme le gui, ne peuvent pas vivre sans s'attacher à un arbre : ils sont obligatoires. Le rhinanthe crête-de-coq (Rhinanthus minor), qui parasite surtout les graminées, est semé dans certaines prairies pour réduire la vigueur des herbes et laisser place à une flore plus variée. Le gui, très visible en hiver, affaiblit son hôte lorsqu'il est abondant, mais le tue rarement.

Termes voisins

Les holoparasites, comme les orobanches (Orobanche) ou la lathrée écailleuse (Lathraea squamaria), n'ont pas de chlorophylle fonctionnelle et puisent aussi leurs sucres chez l'hôte. Les épiphytes, eux, poussent sur d'autres plantes sans rien leur prendre. Les plantes non chlorophylliennes qui vivent aux dépens de champignons, comme la néottie nid-d'oiseau (Neottia nidus-avis), sont dites mycohétérotrophes. Voir aussi parasite.

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