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Hortus botanique

Terminal : panorama

Illustration botanique stylisée du terme « Terminal » du glossaire

Un organe est dit terminal quand il occupe l'extrémité (apex) d'un axe, d'un rameau ou d'un pédoncule. Le terme s'oppose à axillaire (inséré à l'aisselle d'une feuille) et à latéral (porté sur les flancs de l'axe). Il qualifie aussi bien des fleurs que des feuilles, des épines, des vrilles, des épis ou des bourgeons, et c'est souvent l'un des premiers mots d'une clé de détermination pour situer une inflorescence.

Terminal, axillaire, latéral : situer un organe sur la plante

Pour savoir si un organe est terminal, il suffit de suivre l'axe qui le porte : s'il s'arrête sur cet organe, la position est terminale. S'il continue au-delà et que l'organe sort de l'angle formé par une feuille et la tige, on parle d'organe axillaire. Le qualificatif latéral reste plus vague : il désigne tout ce qui part des côtés de l'axe, sans préciser le rapport avec une feuille.

Une même plante peut cumuler les positions. Le coquelicot porte une fleur solitaire au bout de chaque pédoncule, alors que chez le pois les grappes florales naissent à l'aisselle des feuilles. Noter cette position aide à distinguer deux espèces proches dont les fleurs se ressemblent.

Inflorescences terminales

Une inflorescence terminale termine l'axe qui la porte : quand l'apex se transforme en fleur, sa croissance s'arrête et la plante ne peut continuer que par des axes latéraux. C'est le principe des cymes, dites à croissance définie, où la fleur la plus âgée occupe le sommet ou le centre.

Les inflorescences indéfinies (grappe, épi, ombelle, capitule) fonctionnent autrement : leur axe principal ne se termine pas par une fleur, et les fleurs les plus jeunes se trouvent vers le haut ou vers le centre. Une grappe placée au sommet d'une tige est donc terminale par sa position, mais son propre axe reste indéfini tant que l'apex demeure actif. Cette double lecture, position d'un côté et mode de croissance de l'autre, est un premier critère dans les descriptions d'inflorescences.

Bourgeon terminal et dominance apicale

Le bourgeon apical ou terminal occupe le sommet d'un rameau. Sa dominance, appelée dominance apicale, freine le départ des bourgeons latéraux par l'intermédiaire de l'auxine, une hormone produite dans l'apex et transportée vers le bas de la tige. La taille en jardinage et en arboriculture consiste souvent à supprimer ce bourgeon pour lever l'inhibition et stimuler la ramification. Chez les Asteraceae comme le tournesol cultivé, le capitule unique qui couronne la tige naît du bourgeon terminal.

Pincer, étêter, épargner la flèche : agir sur l'apex au jardin

Plusieurs gestes de jardinier reposent sur cette position. Le pincement retire avec les ongles l'extrémité tendre d'une jeune pousse : la tige se ramifie et le port devient plus touffu, ce que l'on recherche sur le basilic, les chrysanthèmes ou les fuchsias. L'étêtage supprime la tête d'un jeune arbuste ou d'une haie pour la faire épaissir à la base. À l'inverse, conserver intact le bourgeon terminal d'un jeune scion fruitier permet d'obtenir un axe droit, qui servira de charpente.

Certains conifères supportent mal la perte de leur pousse terminale : sur un sapin, une branche latérale finit parfois par se redresser pour remplacer la flèche, mais la silhouette garde longtemps la trace de l'accident. Avant de tailler un résineux, mieux vaut repérer la pousse de tête et l'épargner.

Folioles, vrilles et épines en position terminale

Le mot s'applique aussi aux feuilles composées. Une feuille imparipennée, comme celle du frêne ou du robinier, se termine par une foliole terminale impaire ; une feuille paripennée n'en a pas. Chez le pois, les folioles terminales sont transformées en vrilles qui s'enroulent autour des supports. Sur certains arbustes épineux comme le prunellier, le rameau lui-même se termine en épine : la pointe remplace alors le bourgeon terminal et l'axe ne s'allonge plus.

Lire une flore : formules qui emploient le mot terminal

Dans une flore, on rencontre « fleurs solitaires terminales » (une seule fleur au bout de chaque tige, comme chez la tulipe), « panicule terminale », « foliole terminale plus grande que les latérales » ou « bourgeon terminal absent ». Cette dernière formule signale des espèces dont l'extrémité du rameau avorte à chaque saison : la croissance reprend alors à partir du bourgeon latéral le plus proche du sommet, ce qui dessine un rameau en zigzag, comme chez le tilleul ou l'orme.

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