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Hortus botanique

Définition de « anneau » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Anneau » du glossaire

En botanique et en mycologie, un anneau désigne une structure en forme de cercle ou de bague. Le sens le plus spécifique concerne le sporange des fougères leptosporangiées : l'anneau y est une rangée de cellules à parois épaissies dont la déformation, au séchage, déchire le sporange et projette les spores. Le mot vient du latin anellus, petit anneau, diminutif de anulus ; les botanistes emploient aussi la forme latine annulus.

L'anneau du sporange des fougères

Les cellules de l'anneau ont des parois internes et latérales très épaissies, mais une paroi externe mince. Quand le sporange mûr se dessèche, l'eau qu'elles contiennent s'évapore et tire sur la paroi mince : l'anneau se redresse en arrière, déchire le sporange au niveau d'une zone fragile, puis revient brusquement à sa position quand l'eau restante se transforme en vapeur. Ce mouvement de catapulte lance les spores à quelque distance. Chez le polypode commun (Polypodium vulgare) ou la fougère mâle (Dryopteris filix-mas), l'anneau est vertical et incomplet, interrompu près du pédicelle ; sa position varie dans d'autres familles, et l'osmonde royale (Osmunda regalis) n'a qu'un groupe latéral de cellules épaissies. Ce caractère sépare les leptosporangiées des fougères à sporanges massifs.

L'anneau des champignons

Chez de nombreux champignons à lames, l'anneau est le reste du voile partiel, une membrane qui protégeait les lames du jeune chapeau et qui reste accrochée au pied après son ouverture. Il est ample et membraneux chez l'amanite tue-mouches (Amanita muscaria) et l'amanite phalloïde (Amanita phalloides), et mobile chez la lépiote élevée (Macrolepiota procera), où il coulisse le long du pied : un bon critère de reconnaissance. On ne le confond pas avec la volve, sac situé à la base du pied, ni avec la cortine filamenteuse des cortinaires.

Autres sens du mot

Chez les mousses, l'anneau est une rangée de cellules située entre l'urne et l'opercule de la capsule, qui aide celui-ci à se détacher. En anatomie du bois, on parle d'anneau ou de cerne de croissance pour la couche formée chaque année, dont la lecture fonde la dendrochronologie. Enfin, les vaisseaux annelés des jeunes tiges portent des épaississements en anneaux qui leur permettent de s'étirer pendant la croissance.

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