En botanique, uniloculaire qualifie un ovaire, un fruit, une anthère ou un sporange qui ne possède qu'une seule cavité interne, appelée loge, sans cloison de séparation. Le terme vient du latin unus (un) et loculus (petite loge, compartiment). Il s'oppose à biloculaire, triloculaire et pluriloculaire. Le nombre de loges de l'ovaire, visible en coupe transversale, est un caractère majeur de la classification des plantes à fleurs.
Comment un ovaire devient uniloculaire
Un ovaire uniloculaire peut résulter de deux situations très différentes. Il peut être formé d'un seul carpelle, comme le légume des Fabaceae : le pois (Pisum sativum) et le haricot ont un ovaire à une loge, les graines alignées le long d'une suture. Il peut aussi provenir de plusieurs carpelles soudés seulement par leurs bords, sans cloisons internes : c'est le cas des violettes (Viola), dont la capsule à une loge s'ouvre en trois valves, ou des saules.
Uniloculaire et placentation
Dans un ovaire uniloculaire, les ovules peuvent être fixés de plusieurs façons. La placentation pariétale les insère sur la paroi, le long des lignes de soudure (violettes, groseilliers). La placentation centrale libre les porte sur une colonne dressée au centre de la loge, sans lien avec la paroi : c'est un caractère des Primulaceae (Primula veris) et de nombreuses Caryophyllaceae (Silene), chez lesquelles des cloisons présentes au départ disparaissent pendant le développement.
Autres emplois
- Une anthère uniloculaire n'a qu'une seule loge pollinique, comme chez les mauves (Malva sylvestris).
- Chez certaines algues brunes, on distingue des sporanges uniloculaires, qui produisent des spores après méiose, et des sporanges pluriloculaires.

















