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Hortus botanique

Définition de « allagostémone » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Allagostemone » du glossaire

En botanique, allagostémone qualifie une fleur dont les étamines sont insérées alternativement sur les pétales et sur le réceptacle : une étamine sur deux est portée par la corolle, l'autre directement par l'axe floral. Le terme, introduit par des botanistes allemands de la fin du XVIIIe siècle, vient du grec allagê, changement, alternance, et stêmôn, filament, mot qui a donné « étamine ».

Un terme des anciennes classifications

À l'époque où l'on cherchait à classer les plantes d'après la position des étamines, le point d'attache de l'androcée était un critère majeur : sur le réceptacle, sur le calice ou sur la corolle. Les descriptions de cette période multiplient donc les adjectifs fondés sur l'insertion des pièces florales. « Allagostémone » appartient à cette famille de mots, aux côtés de l'épipétalie, où toutes les étamines sont soudées aux pétales, et des positions hypogyne, périgyne ou épigyne, qui situent les pièces florales par rapport à l'ovaire. Le mot est aujourd'hui rare : on le rencontre surtout dans les dictionnaires botaniques anciens et dans les glossaires qui en reprennent le vocabulaire.

Observer l'insertion des étamines

Pour juger de l'insertion, on retire délicatement la corolle d'une fleur fraîche : si certaines étamines viennent avec elle alors que d'autres restent fixées sur le réceptacle, l'insertion est mixte. Cette disposition accompagne en général un androcée à deux cycles d'étamines, l'un placé devant les sépales, l'autre devant les pétales. Chez plusieurs silènes (Silene), par exemple, les étamines opposées aux pétales sont en partie soudées à leur base, tandis que les autres restent libres : c'est un cas proche de la situation décrite par ce terme. L'observation demande une loupe et des fleurs bien ouvertes, car les filets sont fins et se détachent facilement.

Termes voisins à ne pas confondre

Le préfixe allago- ne se rattache pas à l'allogamie, qui désigne la fécondation croisée entre individus différents. Il ne faut pas non plus confondre allagostémone avec anisostémone, qui qualifie une fleur dont le nombre d'étamines diffère de celui des pétales, ni avec diplostémone, qui indique seulement deux cycles d'étamines, quel que soit leur point d'attache.

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