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Hortus botanique

Définition de « auximone » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Auximone » du glossaire

Le terme auximone désigne, dans la littérature scientifique du début du XXe siècle, une substance organique de croissance, active à très faible dose, qu'une plante ne produirait pas elle-même en quantité suffisante et devrait recevoir de son milieu. Le mot a été proposé en 1914 par le botaniste britannique William B. Bottomley, à partir du grec auxein (accroître). Il est aujourd'hui sorti de l'usage scientifique.

Les expériences sur la tourbe bactérisée

Bottomley travaillait sur une tourbe traitée par des bactéries, destinée à servir d'engrais. Il observa que des extraits de cette tourbe stimulaient fortement la croissance de la petite lentille d'eau (Lemna minor) cultivée en solution nutritive, bien au-delà de ce qu'expliquaient les éléments minéraux apportés. Il attribua cet effet à des substances qu'il appela auximones, par analogie avec les vitamines, que Casimir Funk venait de définir en nutrition animale.

Ce que sont devenues les auximones

Les travaux ultérieurs ont montré que les effets décrits relevaient de causes diverses : apport de matière organique, de fer ou d'oligo-éléments rendus assimilables, présence de vitamines ou d'acides organiques. La notion a donc été abandonnée, mais elle annonçait deux domaines bien établis : celui des phytohormones, comme l'auxine, identifiée dans les années 1930, et celui des vitamines nécessaires à certaines cultures, notamment la thiamine, indispensable à la croissance des racines isolées cultivées in vitro.

Auximone, auxine, biostimulant

Auximone et auxine partagent la même racine grecque, mais ne désignent pas la même chose : l'auxine est une hormone produite par la plante elle-même, qui règle l'élongation des cellules et le phototropisme, alors que l'auximone était censée venir de l'extérieur. Le terme ne se confond pas non plus avec les biostimulants actuels, catégorie réglementaire de produits destinés à améliorer la nutrition ou la tolérance au stress des cultures, même si l'idée de stimuler la plante par de faibles doses de substances organiques est comparable.

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