La biométrie est l'étude des êtres vivants par la mesure et le traitement statistique des données obtenues. Le mot vient du grec bios (vie) et metron (mesure). En botanique, elle consiste à mesurer des caractères (longueur d'une feuille, nombre d'étamines, diamètre d'un tronc, masse de graines) sur de nombreux individus, puis à analyser leur variation pour comparer des populations, des espèces ou des conditions de croissance. Dans le langage courant, le terme désigne aussi l'identification des personnes par leurs empreintes, sens sans rapport avec la botanique.
Biométrie et détermination des espèces
Quand deux espèces se ressemblent, la mesure de nombreux échantillons permet de dégager des seuils fiables. Chez les chênes, le rapport entre la longueur du pétiole et celle du limbe aide à distinguer Quercus robur (pétiole court) de Quercus petraea (pétiole plus long), avec de nombreux hybrides intermédiaires que seule l'analyse statistique de plusieurs caractères situe correctement. La longueur des stomates ou la taille des grains de pollen sert aussi à repérer les plantes polyploïdes, dont les cellules sont souvent plus grandes.
Biométrie forestière
En forêt, la dendrométrie applique la biométrie aux arbres : on mesure le diamètre à 1,30 m, la hauteur, l'épaisseur des cernes, pour estimer le volume de bois et la croissance. Ces mesures répétées sur des placettes permanentes montrent comment une forêt réagit aux sécheresses ou aux éclaircies.
Bonnes pratiques de mesure
- Mesurer des organes comparables : feuilles adultes du milieu des rameaux, fleurs épanouies.
- Réunir assez d'individus, souvent plusieurs dizaines par population.
- Noter les conditions du milieu, car l'ombre ou la sécheresse modifient fortement la taille des organes.
La biométrie complète l'étude des variations infraspécifiques et la morphométrie, qui analyse les formes.

















