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Hortus botanique

Centaurée bleuissante type, Centaurea caerulescens subsp. caerulescens

Planche botanique stylisée de Centaurea caerulescens, famille des Asteracées

Centaurea caerulescens subsp. caerulescens est la forme type de la centaurée bleuissante, une Astéracée des pelouses calcaires sèches du Midi. Ses capitules lilas pâle et les cils clairs de ses bractées sont les deux indices qui orientent la détermination.

Centaurea caerulescens Willd. (Asteracées) est une centaurée des pelouses calcaires sèches du bassin méditerranéen occidental, caractérisée par ses fleurs lilas-bleuâtres (d'où caerulescens = qui bleuit). L'espèce comprend plusieurs sous-espèces à distributions régionales distinctes.

La sous-espèce caerulescens est celle qui porte le même nom que l'espèce : c'est la forme décrite en premier, à laquelle les autres sont comparées. Parmi ses voisines figure la centaurée de Hanry, rattachée à la même espèce mais distincte par sa répartition et quelques détails des bractées.

Description

Plante annuelle ou bisannuelle de 20 à 60 cm aux feuilles bipinnatifides. Les capitules solitaires, de 2 à 3 cm, portent des fleurs périphériques élargies lilas-bleu pâle. Les bractées de l'involucre sont frangées de cils pâles caractéristiques.

Chez les centaurées, les bractées de l'involucre sont le caractère décisif : leur forme, la présence d'un appendice, la longueur et la couleur des cils changent d'une espèce à l'autre. Il faut les observer à la loupe, sur un capitule bien ouvert, en regardant les bractées du milieu de l'involucre plutôt que celles de la base. Les fleurs du pourtour, plus grandes et stériles, attirent les insectes pollinisateurs ; celles du centre, plus petites, produisent les graines.

La reconnaître parmi les centaurées du Midi

Le Midi compte de nombreuses centaurées qui se ressemblent au premier regard. La centaurée amère de Dubois, par exemple, fréquente elle aussi les terrains secs, mais ses bractées et son port diffèrent. La centaurée rapprochée appartient à un autre groupe d'espèces méditerranéennes.

Pour avancer dans la détermination, on note le type de feuilles, très découpées ici, la couleur des fleurs, la forme de l'involucre et l'aspect des cils. Un seul caractère ne suffit pas : c'est leur combinaison, confrontée à une flore régionale, qui permet de conclure. Face à une plante intermédiaire, il est plus juste de s'arrêter au rang de l'espèce.

Habitat

Garrigues ouvertes, pelouses xérophiles et bords de chemins calcaires de la région méditerranéenne. Comme de nombreuses centaurées annuelles, elle est en régression liée à l'abandon du pâturage extensif et à la fermeture des milieux ouverts.

Ces pelouses sèches doivent leur aspect au passage des troupeaux, qui broutent les arbustes et entretiennent des espaces nus où les plantes annuelles germent. Sans ce pâturage, le chêne kermès, le romarin et les pins colonisent peu à peu les parcelles, et les espèces de lumière disparaissent. Le maintien d'un pâturage léger ou de débroussaillages ponctuels profite donc directement à cette centaurée.

Photographier la plante pour l'identifier

La floraison des centaurées des garrigues se situe généralement à la belle saison, avant que la sécheresse estivale ne grille la végétation. C'est le moment de photographier le capitule de face et de profil, une feuille de la base et une feuille de la tige. Ces quatre vues suffisent souvent à confirmer l'identification avec l'aide d'un botaniste ou d'un réseau d'observateurs.

Les relevés de ce type ont une vraie utilité : en signalant une station au conservatoire botanique de sa région, avec le lieu et la date, on contribue à suivre l'évolution d'une plante liée à des milieux qui se referment. Une station connue peut ensuite bénéficier d'une gestion adaptée, par exemple d'un pâturage maintenu ou d'un débroussaillage léger au bon moment de l'année.

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