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Hortus botanique

Définition de « élatères » en botanique

Illustration botanique stylisée du terme « Elateres » du glossaire

En botanique, les élatères sont des structures allongées et hygroscopiques, c'est-à-dire sensibles à l'humidité de l'air, qui se tordent et se détendent en séchant et en s'humidifiant, et participent ainsi à la dispersion des spores. Le mot vient du grec elatêr (celui qui pousse, qui chasse). On les rencontre surtout chez les prêles et chez les hépatiques, où elles ont une origine différente.

Les élatères des prêles

Chez les prêles (Equisetum), chaque spore porte quatre rubans fixés en un point, enroulés autour d'elle par temps humide et déployés par temps sec. Ces rubans proviennent de la couche externe de la paroi de la spore. Quand ils se déploient, les spores s'accrochent entre elles par leurs rubans et sont emportées en petits groupes, ce qui augmente les chances que des gamétophytes mâles et femelles se développent côte à côte. Dans les ouvrages récents, on préfère souvent le terme d'haptères pour ces structures, réservant élatères aux hépatiques, mais l'usage ancien reste très répandu.

Les élatères des hépatiques

Dans la capsule des hépatiques, comme Marchantia ou Pellia, les élatères sont des cellules entières, longues et mortes, dont la paroi porte un ou deux épaississements en spirale. Elles sont mêlées aux spores à l'intérieur de la capsule. Quand celle-ci s'ouvre, les variations d'humidité font se tordre brusquement ces cellules, qui ameublissent la masse de spores et les projettent hors de la capsule. Chez certaines espèces, les élatères restent fixées à la paroi ou au fond de la capsule ; leur forme et leur nombre de spirales sont utilisés pour la détermination.

Observer et ne pas confondre

Les élatères des prêles s'observent facilement : il suffit de déposer quelques spores d'un épi mûr sur une lame et de souffler doucement dessus en regardant à la loupe binoculaire. Sous l'effet de l'haleine, les rubans s'enroulent, puis se déroulent en quelques secondes, donnant l'impression que les spores marchent. Les élatères ne doivent pas être confondues avec le péristome des mousses, couronne de dents à l'entrée de l'urne qui régule aussi la sortie des spores, ni avec les élatéridés, ou taupins, famille de coléoptères dont le nom vient du même mot grec. Elles se forment dans le sporange du sporophyte.

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