En botanique et en écologie, arboricole qualifie un organisme qui vit sur les arbres, qu'il s'y fixe, y grimpe ou y passe l'essentiel de son existence. Le mot vient du latin arbor (arbre) et colere (habiter). Appliqué aux plantes, il désigne surtout les épiphytes, qui poussent sur les troncs et les branches sans en tirer leur nourriture, mais aussi certains parasites.
Les plantes arboricoles
Dans les forêts tropicales humides, une grande partie de la flore vit en hauteur : orchidées épiphytes comme les Cattleya et les Dendrobium, broméliacées comme Tillandsia usneoides, la barbe de vieillard, fougères comme le nid d'oiseau (Asplenium nidus) ou la corne de cerf (Platycerium). Ces plantes reçoivent la lumière qui manque au sous-bois et captent l'eau de pluie, de la brume et des débris accumulés dans leurs rosettes. En Europe, la flore arboricole se compose surtout de mousses, d'hépatiques, de lichens et du polypode commun (Polypodium vulgare), qui s'installe sur les troncs moussus des régions atlantiques.
Épiphytes, parasites et hémi-épiphytes
Une épiphyte vraie utilise l'arbre comme support sans le parasiter. Le gui (Viscum album), lui aussi arboricole, est un hémiparasite : il enfonce des suçoirs dans le bois pour prélever l'eau et les sels minéraux de son hôte, tout en assurant sa propre photosynthèse. Les figuiers étrangleurs, comme Ficus aurea, commencent leur vie en épiphytes, puis envoient des racines jusqu'au sol, enserrent le tronc et finissent parfois par remplacer leur support : on les dit hémi-épiphytes. Le lierre (Hedera helix), qui grimpe grâce à ses racines crampons mais reste enraciné dans le sol, n'est pas une épiphyte.
Autres emplois
Le terme s'applique aussi aux champignons, comme les polypores qui vivent sur le bois des arbres, et surtout aux animaux : grenouilles, serpents, fourmis ou primates arboricoles. Le même adjectif possède enfin un second sens, sans rapport avec l'habitat : il qualifie ce qui relève de l'arboriculture, comme dans production arboricole pour les vergers.

















