En botanique, palmatipartite qualifie une feuille dont le limbe est découpé en lobes disposés en éventail, comme les doigts d'une main, les incisions dépassant la moitié de la distance entre le bord et la base du limbe sans l'atteindre. Le mot est formé du latin palma (paume de la main) et partitus (partagé). Une telle feuille est presque toujours palminerve : les nervures principales partent toutes du sommet du pétiole, et chaque lobe est parcouru par l'une d'elles.
Une échelle de découpure
Les botanistes décrivent la profondeur des découpures d'une feuille palmée par une série de termes précis. Une feuille palmatilobée a des lobes peu profonds, n'atteignant pas le quart du limbe ; palmatifide, des incisions qui vont environ jusqu'à la moitié ; palmatipartite, des incisions qui vont au-delà de la moitié ; palmatiséquée, des segments qui atteignent la base du limbe, les divisions n'étant plus reliées que par le point d'insertion. Les mêmes degrés existent pour les feuilles à nervation pennée : pennatilobée, pennatifide, pennatipartite, pennatiséquée.
Exemples de feuilles palmatipartites
Le géranium des prés (Geranium pratense) a des feuilles basales profondément divisées en cinq à sept lobes eux-mêmes incisés, un modèle classique de feuille palmatipartite. Les feuilles basales de la renoncule âcre (Ranunculus acris) sont également partagées très profondément en trois à cinq segments. Chez l'érable du Japon (Acer palmatum), la découpure varie selon les cultivars : palmatifide chez les formes ordinaires, palmatipartite chez beaucoup de variétés horticoles, presque palmatiséquée chez les formes à feuillage très découpé. La renoncule, comme le géranium, montre souvent sur un même pied des feuilles de la base plus découpées que celles de la tige.
Comment trancher sur le terrain
Pour choisir entre palmatifide et palmatipartite, on mesure sur la feuille la profondeur d'une incision par rapport à la distance totale entre le bord et le point de départ des nervures. Il faut observer plusieurs feuilles du même étage, car la découpure varie souvent avec la position sur la tige. Une feuille palmatipartite reste une feuille simple, à limbe continu au centre ; quand les segments sont totalement séparés et portés chacun par un petit pétiole, la feuille devient composée palmée, comme chez le marronnier (Aesculus hippocastanum).

















